Les raisons d’investir dans l’or
1. L'or reprend rapidement son rôle véritable du passé à titre de monnaie
Le rôle véritable que joue l'or dans la société a brièvement été résumé en 1912 par le financier américain bien connu, M. JP Morgan, lorsqu'il a déclaré que « L'or est de la monnaie, et rien de plus ». Malheureusement, la Réserve fédérale américaine a été créée l'année suivante, et en raison de ses importants agissements, la sagesse intemporelle de M. Morgan a souvent passé sous silence, et ce, pendant des périodes prolongées (de 1980 à 2000 étant un exemple flagrant). La réalité immuable, cependant, est le fait que chacun des systèmes de monnaies fiduciaires de l'histoire du monde a fini par tomber en ruines. L'expérience que nous vivons actuellement avec la monnaie fictive indique que celle-ci se dirige sans aucun doute vers le même sort désastreux, assurant ainsi une fois de plus la réémergence de l'or à titre de véritable devise mondiale.
2. L'effondrement inévitable de la monnaie de réserve mondiale, le dollar américain
Le dollar américain se qualifie de plus en plus à titre de monnaie de réserve mondiale depuis l'Accord de Bretton Woods en 1944 et, de ce fait, représente le point d'ancrage du système monétaire mondial. Il est toutefois regrettable que les États-Unis aient totalement abusé de ce privilège et, par conséquent, il ne fait aucun doute que sa monnaie soit malheureusement vouée à perdre ce statut. Avec une dette émise maintenant supérieure à 15 billions de dollars, ou 100 % de son PIB, des engagements non capitalisés totalisant près de 4x ce montant et des billions de dollars d'obligations hors bilan découlant de faillites comme celles de Fannie Mae et de Freddy Mac, les États-Unis ont depuis longtemps dépassé le point de non-retour. Les débats embarrassants de cet été concernant le plafond de la dette ont démontré la polarisation au sein du pays et son incapacité totale à résoudre le déficit budgétaire fédéral récalcitrant qui frôle maintenant la marque des 1,5 billion par année.
3.Le gouvernement américain ne peut désormais plus financer son déficit budgétaire dans le marché et doit recourir à des solutions de monétisation extrêmes
Les États-Unis ne peuvent désormais plus compter sur leurs citoyens, leurs institutions financières et les gouvernements étrangers pour financer leur déficit excessif. Les Chinois, qui ont été des acheteurs importants pendant des années, critiquent maintenant publiquement la scène financière américaine et participent à peine aux nouvelles rondes de financement. Ils ne sont pas les seuls, la Russie ayant même parlé très ouvertement d'y réduire son exposition. En réalité, les épargnes légitimes dans le système ne sont pas assez élevées pour financer des déficits de cette amplitude. Cela dit, la Réserve fédérale est forcée de financer elle-même d'importantes portions de la nouvelle dette, et le recours à cette solution, poliment appelée « assouplissement quantitatif », ne fera que s'intensifier à l'avenir.
4. Aucune autre importante devise du monde n'offre un refuge
La question n'est plus à savoir si l'euro est un refuge légitime, mais plutôt s'il sera en mesure de braver la tempête si les Allemands acceptent de lui conférer ce statut. Des solutions de monétisation extrême gagnent peut-être plus de temps, mais il y a de tout aussi fortes chances que la zone euro doive se dissoudre dans un avenir rapproché. Quel que soit le cas, les perspectives d'avenir prévisibles sont désastreuses. Le Royaume-Uni est dans un état si lamentable qu'il n'est pas nécessaire d'ajouter d'autres commentaires. Le Japon, qui enregistre le ratio dette d'État par rapport au PIB le plus élevé du monde industrialisé, est aux prises avec les retombées du tsunami et du désastre nucléaire en ayant découlé, de même qu'avec le problème de déflation qui persiste depuis 20 ans. Bon nombre d'analystes voient le yen comme étant la prochaine monnaie de réserve mondiale, mais compte tenu de l'ampleur des problèmes auxquels ce pays doit actuellement faire face, cette éventualité devra être reportée pendant bien des années encore. En réalité, toutes les monnaies fiduciaires du monde sont médiocres et elles ne feront qu'empirer.
5. La destruction du bilan des gouvernements, le problème d'insolvabilité de base du système bancaire, l'adoption répandue de mesures d'assouplissement quantitatif et les politiques de taux d'intérêt neutre jettent collectivement les bases d'une hyperinflation
À la lumière de la crise financière mondiale qui a dominé la planète entre la fin de 2007 et le début de 2009, les gouvernements du monde entier ont été forcés d'intervenir en adoptant des plans de sauvetage audacieux pour leur système bancaire, tout en tentant de stimuler la demande dans le secteur privé. Malheureusement, le résultat inévitable de ces mesures a été de détruire le bilan de la plupart des gouvernements du monde occidental, situation qui se poursuit toujours aujourd'hui. Ceux-ci ont eu recours à des mesures d'assouplissement quantitatif (création monétaire illimitée) afin de combattre les énormes déficits budgétaires. Ainsi, cette politique, de concert avec des taux d'intérêt nuls, semble maintenant indispensable pour éviter un autre effondrement des systèmes financiers et économiques. Par le passé, ces activités se sont toujours traduites par la destruction de la devise, et dans ce cas, l'hyperinflation est une véritable menace.
6. La bombe à retardement des produits dérivés devient de
plus
en plus dangereuse avec le temps
Malgré les inquiétudes grandissantes entourant les risques inhérents à tout ce monde d'instruments dérivés, les montants en circulation continuent de grimper. La Banque des règlements internationaux a changé ses méthodes comptables afin de rendre ce fait moins visible, mais sans ces tours de passe-passe, le montant en circulation dépasserait nettement les quadrillions de dollars. En réalité, ce chiffre doit continuer d'augmenter afin de tenter de masquer les pertes enregistrées sur bon nombre des instruments dérivés existants. Il y a lieu de se rappeler ici que des initiés financiers chevronnés ont désigné ces instruments comme étant « des armes de destruction financière massive ». Celles-ci n'ont pas encore détoné, mais cela ne saurait tarder.
7. La demande manifestée aux placements aurifères augmente de façon excessive au sein des marchés mondiaux, les investisseurs commençant à reconnaître qu'il n'y a aucune solution acceptable aux problèmes financiers mondiaux
Malgré cette réalité et le fait que le marché aurifère a grimpé pendant onze ans, la demande s'est largement limitée aux investisseurs sophistiqués qui réalisent le besoin de protéger leur patrimoine des ravages de la dépréciation monétaire. À ce jour, la plupart des institutions traditionnelles et le citoyen moyen restent largement indifférents aux caractéristiques attrayantes de l'or. Lorsque la prochaine étape de la crise mondiale commencera, ce qui est imminent, la majorité des actifs financiers subiront d'énormes pressions baissières, ce qui pourrait déclencher une hausse exponentielle de la demande pour l'or à titre de placement.
8. La demande provient principalement de la Chine et de l'Inde
Ce fait est très important puisque non seulement ces deux pays sont les deux nations les plus fortement peuplées au monde, mais ce sont également des pays qui évoluent rapidement sur le plan économique et ont une affinité marquée pour l'or sur le plan culturel. Par le passé, l'Inde en était le plus important consommateur, mais la Chine a depuis pris les devants, le gouvernement encourageant ses citoyens à détenir ce métal. Ce phénomène s'est d'ailleurs reflété dans l'augmentation radicale des importations d'or en Chine récemment.
9. On reconnaît de plus en plus que de nombreux produits or-papier ne bénéficient pas de la garantie en lingots d'or qu'ils prétendent avoir
Une proportion considérable de la hausse de l'intérêt manifesté à l'or à titre de placement a été absorbée par la prolifération de nouveaux produits d'or-papier. Il est toutefois de plus en plus apparent, pour de nombreux investisseurs chevronnés, que la vaste majorité de ces produits n'est rien de plus qu'un dérivé d'un « système bancaire fractionné », que le prix de l'or est répliqué par l'entremise de l'utilisation de produits dérivés et qu'il n'y a en fait que très peu de lingots d'or donnés en garantie. Cette critique s'applique à de nombreux fonds négociés en bourse d'or, comptes d'or en gestion commune et certificats d'or. Heureusement, certains véhicules de placement entièrement garantis en lingots d'or existent, comme la Fiducie d'or physique Sprott. Cela dit, à mesure que les investisseurs réaliseront que bon nombre de produits d'or ne sont pas ce qu'ils prétendent être, la demande manifestée au produit réel devrait grimper en flèche.
10. On ne s'attend pas à ce que l'offre du secteur minier augmente de façon appréciable dans un avenir prévisible
Bien que le prix de l'or ait grimpé, passant d'un creux de 252 $ à la fin des années 1990 à plus de 1 750 $ récemment, la production minière est essentiellement demeurée la même pendant toute cette période. Il ne s'agit pas là d'une situation sans précédent, puisque la production des mines a en fait baissé dans les années 1970, lorsque le prix de l'or est passé de 35 $ l'once à 850 $. La majeure partie de l'or de haute qualité, qui est facilement accessible dans la croûte terrestre, a déjà été exploitée et la flambée de l'exploitation à ciel ouvert qui a déclenché la production des années 1980 et 1990 s'épuise rapidement. Par conséquent, les nouvelles productions feront bonne figure, remplaçant seulement celles qui tirent à leur fin. Il y a maintenant plus de deux ans, M. Aaron Regent, chef de la plus importante société aurifère au monde, Société aurifère Barrick, se plaignait de l'état de santé de l'industrie et parlait en fait du « sommet de l'or », insinuant que la production avait déjà touché des niveaux qui ne pouvaient être surpassés.
11. Ensemble, les banques centrales ont touché un point d'inflexion où elles ne seront désormais plus en mesure de fournir l'or nécessaire pour assurer l'équilibre du marché
Les banques centrales du monde occidental, qui fournissent des quantités massives d'or au marché depuis maintenant près de 20 ans, que ce soit pour répondre à la demande grandissante et pour réduire clandestinement le prix, se sont essentiellement heurtées à un mur. Leurs efforts, bien que beaucoup plus laborieux cette fois-ci, reflètent ceux déployés vers la fin des années 1960 quand plus de 100 millions d'onces d'or ont été sous-évalués dans le but de maintenir le prix de l'or à 35 $ l'once. Le monde entier sait maintenant comment cette histoire s'est terminée, l'or s'étant accru de plus de 25 x pendant la décennie qui a suivi. Les intentions à l'époque étaient flagrantes, alors qu'il en était tout autrement cette fois-ci, des milliers de tonnes ayant été mobilisés par l'entremise de swaps et de baux cachés, l'exercice complet ayant été occulté par une comptabilité complexe. Le fait qu'il n'y a eu aucune disposition en vertu de l'entente de la Banque centrale européenne (qui permet la vente d'un maximum de 500 tonnes par année) pendant la dernière année et demie en dit long.
12. Achats accélérés par les banques centrales du monde oriental
La concentration énorme de dollars américains dans les réserves de bon nombre de banques centrales de l'Asie et du Moyen-Orient, conjointement avec leur exposition relativement faible à l'or, les a incitées à devenir des acquéreurs audacieux d'or. La Chine et la Russie ont de plus en plus parlé de leurs intentions, l'Inde en a acheté un peu du FMI vers la fin de 2009 et de plus petites nations, comme la Thaïlande, la Mongolie et le Kazakhstan, ont également participé. Ensemble, leurs achats, et le faible niveau des ventes de la part des banques centrales de l'Occident, ont donné naissance à la situation voulant que les banques centrales ajoutent collectivement au moins 250 tonnes à leurs réserves de 2011. Il s'agit là d'un changement énorme qui ne peut avoir que des effets bénéfiques sur le prix de l'or dans les années à venir.
13. Un scepticisme grandissant à l'égard des réserves américaines d'or
La banque centrale des États-Unis est depuis longtemps reconnue comme étant le plus important détenteur d'or au monde, celle-ci déclarant en détenir 8 133 tonnes (valant environ 450 milliards de dollars). Bien que cela puisse sembler énorme, il s'agit en réalité d'une faible quantité comparativement au déficit budgétaire annuel de ce pays, qui se chiffre à près de 1,5 billion de dollars, et à sa dette obligataire de plus de 15 billions de dollars. Fait plus important encore, il y a eu plusieurs rumeurs voulant que les États-Unis ont mobilisé une portion considérable de leurs réserves sous forme d'ententes de swap et de conventions de bail avec d'autres nations afin de contribuer à l'initiative de réduction des prix. Ces rumeurs persistent en raison du fait qu'il n'y a eu aucune vérification externe de ces réserves depuis le gouvernement Eisenhower et du refus catégorique de la Réserve fédérale d'autoriser cette vérification malgré les demandes répétées.
14. L'existence soutenue d'importantes positions à découvert dans le papier-or
Malgré l'important phénomène de « découverture » de la part des producteurs aurifères au cours des dernières années, dont les opérations initiales de couverture excessive étaient apparemment la raison principale expliquant la prolifération d'instruments dérivés d'or, la valeur théorique des instruments dérivés d'or négociés hors cote demeure toujours élevée. Cette situation suggère une importante mise légitime sur la tendance haussière à long terme du prix de l'or (très peu probable) ou des activités infâmes soutenues (c'est-à-dire des pressions à la baisse sur les prix par les suspects habituels). L'existence d'importantes positions concentrées à découvert sur le Comex détenues par quelques importantes banques de lingots pointe presque assurément vers cette dernière. Si les investisseurs dans des positions acheteur demandaient la livraison des titres (et quand ils le feront), les positions à découvert éprouveraient des problèmes énormes en raison de la pénurie grandissante d'or physique.
15. La compression soutenue du prix de l'or explique la persistance de la sous-évaluation extrême de l'or, et ce, malgré la hausse de son prix à ce jour
À la lumière des délibérations continuelles concernant des bulles aurifères et des prévisions voulant que ce métal touche des sommets dans les publications s'adressant au grand public, l'or demeure considérablement sous-évalué selon bon nombre de paramètres (prix de l'or comparativement au montant spectaculaire d'argent et de dettes qui a été créé au cours des dernières décennies, prix de l'or comparativement à celui de toute autre marchandise, rendement du capital investi dérisoire des producteurs aurifères, et ce, même compte tenu des prix élevés, etc.). Ce qui est particulièrement révélateur est la faible exposition des portefeuilles à l'or comparativement aux sommets antérieurs. Par exemple, ce métal aurait à afficher une croissance de près de 5 x pour atteindre les niveaux touchés à la fin des années 1970. De plus, si l'or avait simplement suivi le rythme du taux déclaré d'inflation aux États-Unis (qui est considérablement sous-évalué) depuis que son prix a touché son sommet en 1980, il se négocierait confortablement à plus de 2 300 $ l'once à l'heure actuelle.
16. Taille relativement petite du marché aurifère
Dans le passé, le petit marché aurifère occupait en fait une place négative puisque cela facilitait la compression sur les prix. Toutefois, ceci est sur le point de changer, à mesure que l'or devient l'actif de choix de plus en plus d'investisseurs pour toutes les raisons mentionnées ci-dessus. La valeur totale de la production d'or depuis le début des temps est estimée à environ 9 billions de dollars et la capitalisation boursière totale de toutes les actions aurifères du monde entier est probablement inférieure à celle de la société américaine Exxon Mobil. Lorsque l'on compare ce montant à la quantité de papier-or qui pourrait au bout du compte trouver refuge dans la « monnaie éternelle » mondiale, il s'agit là d'un peu plus qu'une simple erreur d'arrondissement.
17. L'or évolue dans un puissant marché bien établi
L'or vient tout juste de clôturer sa onzième année en territoire positif, enregistrant des gains de plus en plus élevés pendant onze ans d'affilée, un exploit sans précédent. Ce marché haussier est cependant discret, puisque l'intérêt des investisseurs à son égard demeure remarquablement tamisé, et ce, malgré la hausse incessante des prix et les caractéristiques fondamentales continuellement impeccables de ce métal. L'or a sans aucun doute grimpé le « mur des inquiétudes » classique, chemin que la résistance robuste des cartels anti-or et la propagande constamment négative émanant des publications s'adressant au grand public ont rendu plus ardu.
18. L'or a tenu le coup
L'or est indestructible, recèle un ratio valeur-poids élevé (d'une très grande valeur pour l'entreposage et le transport) et ne représente pas une obligation de qui que ce soit (un avantage de taille lorsque le risque de contrepartie est partout); il est facile à dissimuler et, qui plus est, a servi de protection contre l'érosion du patrimoine pendant de nombreux siècles.
Conclusion
Les principes fondamentaux de l'or sont incontestables, et ce métal recèle d'excellentes perspectives techniques à long terme. De plus, l'or demeure très bon marché lorsqu'on le compare à presque toutes les autres options (plus particulièrement les obligations, les bons du Trésor et les dépôts bancaires). À la lumière d'une dépréciation assurée des devises et d'une forme possible d'hyperinflation, l'or devrait se négocier à un cours représentant plusieurs fois son prix actuel avant que ce marché haussier tire à sa fin.








